C’est assez, qui égorge  les  paisibles  populations  de Beni ?

Les corps des personnes  tuées ligotées par les présumés Adf à Beni/ Crédit photo : Pascal Muhindo Mapenzi

Les corps des personnes tuées ligotées par les présumés Adf à Beni/ Crédit photo : Pascal Muhindo Mapenzi

Par Nguru Wasingya Anselme

Le message d’égorger les populations de Beni tout en étant ligotés est tombé dans mes oreilles comme un coup de foudre. Le récent massacre des 120 personnes en octobre  dernier est difficile   de chasser de nos   mémoires. Le territoire de Beni est – il transformé en une boucherie humaine ?

 Notre confrère journaliste Pascal Muhindo Mapenzi a  diffusé une actualité  d’horreur  qui a bouleversé nos états d’esprit : « Jusqu’à cet après-midi il y a 9 corps qui viennent d’être retrouvé par les  fardc à Opira à quelque kilomètres  de Ngite-Mavivi où les Adf ont opéré hier. Selon les sources militaires, le bilan pourra s’alourdir. On parle des dizaines des morts. Les fardc sont dans la brousse pour retrouver les autres corps. Ils étaient tués ligotés! Voyez quelques images que nous venons de tirer sur place. Voici ce qui s’est passé: Ça fait la chair de poule, ce nouveau carnage enregistré entre 14 et 19h locale de jeudi 20 novembre courant. En effet des résumés Adf-nalu ont investi les villages de Tepiomba et Vemba, logeant la rivière Anzuma, à environs 10km-Est de Mavivi, en Groupement de Batangi-Mbau, dans le secteur de BeniI-Mbau, en cheval avec le parc national des Virunga. Les assaillants, vêtus en uniforme militaire ont pris d’assaut les villages, simulant une présence-fardc pour détourner l’attention de la population civile. Selon les survivants que nous avons rencontré, c’est entre 50 et 80 personnes, ceux qui étaient exécutés par armes blanches jusqu’aux environs de 19h, le soir de jeudi dernier. L’un des survivants dont la mère, les frères et sœurs ont été exécutés, Mr Kasereka Kitobi Amos (20ans) nous a affirmé avoir vu plus de 50 cadavres. Lui et d’autres témoins ont déclaré que chez le Chef de Village de Vemba, Mr Karose, une trentaine des personnes qui sirotaient leur ver dont le chef de village ont été égorgé à la machette. Les tueurs avaient rejoint les habitants chez le Chef de Village au tour de 13heures  locale et avaient bu avec eux en se passant pour militaires fardc avant de changer de face une plus tard. Parmi les cibles, les civils qui revenaient de leurs champs en direction de la localité de Mavivi, les habitants de Tepiomba et Vemba trouvés sur place ou revenant du marché de Mavivi pour leurs domiciles .Avant de s’en aller, les assaillants ont emporté des chèvres, des poules, la récolte de cacao et des tronçonneuses. Les corps des personnes exécutées sont encore sur le lieu des incidents, où les fardc viennent de se déployer. Par ailleurs, la Monusco effectue de patrouille aérienne dans la zone ».

 Le gouvernement congolais doit sécuriser et  manger avec les  congolais

 Le patrimoine national  appartient aux congolais. Le gouvernement congolais  ne doit  jamais tromper le peuple. Il doit dire la vérité au  peuple. Lumumba avait dit : « Nous mangeons avec le peuple, nous n’avons pas besoin d’argent. Les ministres doivent vivre avec le peuple. Nous ne devons pas passer aux yeux de la population comme les remplaçants des colonialistes ». Les congolais vivent le contraire de ce que Lumumba avait prêché ? Qui égorgé les congolais ? Après un tel scénario tragique, les autorités congolaises et autres présentent  rien que   les   condoléances  aux habitants de Beni et Nord – Kivu , lors des cérémonies funéraires   sans prendre même des mesures pour mettre fin à cette situation. Les nordkivutiens sont fatigués des condoléances.  Jusqu’à présent, les vrais auteurs de ses tueries ne sont pas connus. Et si  le gouvernement congolais est incapable de  servir le peuple pour quoi ne pas démissionner ?

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Veranda Mutsanga documentary film

Cover of Veranda Mutsanga documentary film. Photo : Anselme Nguru Wasingya

Cover of Veranda Mutsanga documentary film. Photo : Anselme Nguru Wasingya

 Anselme Nguru Wasingya, Veranda Mutsanga film, 57 minutes, in Drc, North – Kivu province, Butembo city.

Anselme Nguru Wasingya′s documentary film ″Veranda Mutsanga″ tells the story of exceptional youth from Butembo city, in Eastern Democratic Republic of Congo. The strong youth of Veranda Mutsanga in collaboration with security service of Butembo track robbers and contributes to the development of the city by doing common works (salongo). This pressure group arrests also bandits    who deal with kidnapping of traders in Butembo and transfer them to the police or military prosecutor. The safety of Butembo is improved but not totally in neighboring.

Watch the film on youtube : https://www.youtube.com/watch?v=d3iJnyupjQQ

By Anselme Nguru Wasingya 

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Les élèves de Butembo veulent la paix et non la guerre

Les élèves de Butembo manifestent contre les massacres des populations civiles de Beni. Crédit photo : Nguru Wasingya Anselme

Les élèves de Butembo manifestent contre les massacres des populations civiles de Beni. Crédit photo : Nguru Wasingya Anselme

Par Nguru Wasingya Anselme

« Le Congo nous appartient.  Nous voulons la paix. Nous disons non aux rebelles Ougandais Adf », c’est le message  des élèves  de Butembo  lors de la marche pacifique organisée en ville de Butembo lundi dernier. Ces élèves protestaient contre  les tueries de plus de 100 personnes en Beni ville et territoire.

 En rappel, 7 personnes furent égorgées par les « assassins »Adf dans la nuit de samedi à dimanche, au quartier Bel – Air, commune de Rwenzori. Ce massacre a irrité les béniciens. Les  habitants de Beni sont descendus dans les  rues. Notre source renseigne que les manifestants ont été dispersés  par les agents de l’ordre au Rond point de Beni dans les avant – midi. Les beniciens se sont rassemblés en groupe dans plusieurs quartiers de la ville de Beni et environs. Après, ils se sont dirigés vers le monument du président de la République démocratique du Congo qui a été démoli. Et d’autres se sont servis des drapeaux de la majorité présidentielle pour allumer  le feu et barricader la route.

http://atelier.rfi.fr/profiles/blogs/beni-est-transform-en-zone-du-sang-coulant-par-les-personnes

Les manifestants barricadent la route en allumant le feu tout en mettant au feu les drapeaux du Pprd à Beni. Crédit photo : Austère Malika

Les manifestants barricadent la route en allumant le feu tout en mettant au feu les drapeaux du Pprd à Beni. Crédit photo : Austère Malika

Le lendemain,  un groupe de jeunes manifestants  a  perturbé les activités scolaires vers 8 heures dans la commune de Bulengera, ville de Butembo. Ce mouvement s’est rependu sur toute la ville de Butembo. Après, cette situation a créé une panique au sein de la population. D’autres manifestants ont été dispersés  par les agents de l’ordre qui ont usé de gaz lacrymogène pour les disperser. Un autre groupe des manifestants mêlés des élèves a pris  l’assaut à l’auditorat militaire de Butembo. Les manifestants scandaient les chansons hostiles au chef de l’Etat.  Pendant ce temps, un autre  groupe des manifestants a  barricadé  la route au niveau du Rond – point Takenga, commune de Kimemi. Ces derniers chantaient : « nous nous voulons la paix et non au massacre de paisibles populations de Beni ». Les agents de l’ordre sont arrivés sur le  lieu pour calmer les manifestants.   Deux camps étaient d’accord que les manifestants rentrent à maison et de laisser  libre  la rue président de la République. Plusieurs dégâts matériels ont été enregistrés dans certaines écoles de la place. Certains étudiants de l’institut  supérieur des techniques médicales (Istm) furent blessés par les manifestants et  transportés à l’hôpital.  Les manifestants de Butembo compatissaient avec les habitants de Beni victimes du carnage. Conséquence, les activités scolaires et commerciales furent paralysées. Les autorités scolaires déplorent cette situation tout en appelant les  élèves au calme   et de ne pas céder à la manipulation de l’ennemi.  Nguru Wasingya Anselme , artiste, journaliste indépendant et blogueur,  a été humilié et obligé de se mettre par terre par certains manifestants entrain de réaliser le reportage.  Et d’autres  journalistes n’ont pas été permis à réaliser  le reportage. Après, ils m’ont autorisé de réaliser le reportage.

Les manifestants se mettent par terre sur la rue président de la République avant à l'arrivée des policiers. Crédit photo : Nguru Wasingya Anselme

Les manifestants se mettent par terre sur la rue président de la République avant à l’arrivée des policiers.
Crédit photo : Nguru Wasingya Anselme

 Joseph Kabila promet  de mettre fin à l’activisme des Adf à Beni

 Joseph Kabila avait promis de mettre un terme à l’activisme des Adf – Nalu en territoire et Beni  ville lors de son adresse à la population,  vendredi dernier. Devant des milliers des personnes représentant toutes les couches sociales de la population de Beni, le Chef de l’Etat a annoncé le renforcement des dispositifs sécuritaires ainsi que des changements au sein des forces armées de la République démocratique du Congo (Fardc) dans cette zone opérationnelle en vue de contenir efficacement la problématique de la recrudescence de l’insécurité qui s’observe en grande échelle dans cette partie de la République. Une minute de silence a été observée en mémoire des compatriotes qui ont trouvé la mort lors de ces massacres des populations civiles. C’est ici que le chef de l’Etat a davantage rassuré que le Gouvernement ne pourra jamais négocier avec ces rebelles ougandais, mais s’emploi à les contraindre ou mieux à les défaire dans leurs nouvelles positions et avec leur nouveau mode d’opération. Un message d’espoir très applaudi par les conviés à cette conférence. Le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku Kaghongya, a salué la présence du président de la République à Beni, une présence qui constitue, non seulement un réconfort moral mais davantage une assurance pour les populations désespérées. Joseph Kabila n’a pas manqué dans son adresse de féliciter la bravoure de la police nationale du Congo (Pnc) qui arrête certains auteurs des enlèvements constatés, il y a peu à Butembo, c’était avant d’appeler les habitants à ne jamais céder à toutes sortes d’intoxication.

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Philemon Gira, his left leg  cut in Goma

Philemon Gira, his left leg cut at Cbca Bethsaida Ndosho  hospital in Goma/Photo : Frank Assani

Philemon Gira, his left leg cut at Cbca Bethsaida Ndosho hospital in Goma/Photo : Frank Assani

Philemon Gira, reporter cameraman   at Congolese National Radio Television  in Goma ,  was seriously injured by three  bandits who shot bullet on his legs nearby his residence   in Goma  at the evening,  in October 25th. Bandits took his bag containing camera  and recording tapes before  running away.  The journalist was rescued by  passers-by who took him to the hospital.

According to information  we received by the doctor, the left leg of Philemon Gira was  cut on monday, november 3, 2014, by his doctors at Cbca  Bethsaida-Ndosho hospital where he is still  admitted.  The doctors told his family that this was the ultimate solution to save the life of the journalist.

Journalist in Danger (JED) expressed great compassion for Philemon Gira, a journalist at Congolese National Radio Television , provincial chain of Goma, capital of North – Kivu province (eastern DRC) which  has a  amputated leg after being attacked by gun men.

Anselme Nguru Wasingya  and his friend , we were   also arrested by soldiers in Beni,  last september, where more than 100 people have been slaughtered by  Ugandan rebels Adf at  Oicha town, Eringeti village, at Ngadi, Beni city last october.  We were accused to have bear and being spies.

http://observers.france24.com/fr/content/20141103-rdc-nord-kivu-beni-homme-lynche-foule-insecurite-rebelles-brule

http://atelier.rfi.fr/profiles/blogs/beni-est-transform-en-zone-du-sang-coulant-par-les-personnes

Last Monday,  I was also arrested by students who where demonstrated against the massacre in Beni. My camera  was seized which I got thanks to Freepressunlimited based in Amsterdam  last april   and given back after.

JED urges  Congolese authorities and all people of good will who can bring their moral and material  to support professional media  who is unable  to perform his work  and take care of  Gira’s  family. Actors who attempted to kill Gira were not yet arrested.  Investigations are being cared out.

By Anselme Nguru Wasingya

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 Beni est transformé en zone  du « sang coulant »  par    les personnes assimilées aux Adf

31 personnes tués par les hommes armés assimilés aux Adf au quartier Ngadi aux environs de 19 heures le mercredi, 15 octobre 2014,   dans la commune de Mulekera sur l’axe routier Beni – Mavivi à quelques kilomètres du centre ville de Beni. Crédit photo /La Voie de l'Amérique

31 personnes tués par les hommes armés assimilés aux Adf au quartier Ngadi aux environs de 19 heures le mercredi, 15 octobre 2014, dans la commune de Mulekera sur l’axe routier Beni – Mavivi à quelques kilomètres du centre ville de Beni.
Crédit photo /La Voie de l’Amérique

 Par Nguru Wasingya Anselme

9 mois après l’opération Sokola 1 (nettoyer) menée par les Fardc appuyées par la Monusco contre les rebelles Adf, dans le territoire de Beni au pied des montagnes de Rwenzori au fond du lac Edouard et dans le parc national des Virunga, un calme  apparent est revenu dans ce milieu. 61 personnes ont  été tuées  à  la machette, haches, et armes à feu  par des personnes assimilées aux Adf aux alentours de la cité d’Oïcha,  de la ville de Beni et Eringeti ce dernier temps. Le gouvernement congolais, les forces vives, la Monusco condamnent fortement  ce carnage.

 61 personnes tuées  dont 31 au quartier Ngadi aux environs de 19 heures le mercredi, 15 octobre 2014,   dans la commune de Mulekera sur l’axe routier Beni – Mavivi à quelques kilomètres du centre ville de Beni,  9  dans cité d’Oicha, 21 à Eringeti . C’est le bilan d’une incursion des hommes armés  dans les endroits précités.

 Pour rappel, l’avant dernier carnage en cité d’Oicha, ces « assassins » assimilés aux rebelles Adf avaient promis tuer un total de 300 personnes. Ils l’avaient indiqué dans des tracts ramassés [na bado en langue swahili qui veut dire en français ce n’est pas tout]  en cité d’Oicha la semaine passée. Aussi le général Mundos,  à tête des opérations sokola  1,    avait rassuré la population que la sécurité était sous contrôle. Il demandait à la population qui a fui Oïcha d’y revenir.

 La société civile  de la ville de Beni attribue cet acte ignoble aux rebelles de L’Adf. Selon nos sources à Beni-ville, les premiers corps des victimes  ont été exposés à l’hôtel de ville ce jeudi 16 octobre.  Le maire de Beni a même décrété une journée ville morte en ville de Beni. Cette situation entraine la paralysie des activités  en ville de Beni, à Ngadi, Eringeti, et dans les localités environnantes. Les habitants du territoire de Beni et Lubero craignent car ne connaissant pas quelle est la prochaine cible de ces tueurs.

 Martin Kobler, patron de la Monusco en République démocratique du Congo, en déplacement à Beni transmet les condoléances à la population de Beni :  « Je suis ici pour transmettre au gouverneur , toute la population de Beni et de la région mes condoléances les plus sincères. C’est une visite de solidarité. C’est une visite aussi de condamner fortement des Adf. C’est un carnage. C’est un massacre, acceptable…»

 Lambert Mende,  porte parole du gouvernement congolais, adresse ses condoléances  aux familles des victimes  au cours  d’un point de presse tenu à Kinshasa, capitale de la Rdc : « …Ces nouveaux crimes sont à réalité gratuits, inutiles, ils ne procureront aucun gain stratégique à ceux qui les exigent. Le gouvernement de la République démocratique du Congo les condamne  et présente ses condoléances les plus attristés aux familles endeuillées au grand nord, aussi bien à Oïcha, à Beni  à leurs assurant sa compassion et son secours et de sa détermination à effacer du sol congolais  toutes les traces du terrorisme de la force négative Adf. Nos forces armées sont déjà en  opération à ce sujet».

 L’enterrement  de 27 personnes tuées a eu lieu au   cimetière de Masiani  dans un même trou sous une grande émotion des habitants de Beni, autorités provinciales, patron de la Monusco. Les coprs d’ un couple religieux de l’Eglise Church on the Roch furent  inhumés en ville de Butembo.   Cette situation entraine la paralysie des activités  en ville de Beni, à Ngadi, Eringeti, et dans les localités environnantes.

Exposés à l'hôtel de ville de Beni de 31 corps personnes tuées par les hommes assimilés aux Adf ,  aux environs de 19 heures, au quartier Ngadi aux environs de 19 heures le mercredi, 15 octobre 2014,   dans la commune de Mulekera sur l’axe routier Beni – Mavivi à quelques kilomètres du centre ville de Beni. Credit photo/Damiri Paluku

Exposés à l’hôtel de ville de Beni de 31 corps personnes tuées par les hommes assimilés aux Adf , aux environs de 19 heures, au quartier Ngadi aux environs de 19 heures le mercredi, 15 octobre 2014, dans la commune de Mulekera sur l’axe routier Beni – Mavivi à quelques kilomètres du centre ville de Beni.
Credit photo/Damiri Paluku

Ecoutez les propos de Evariste Mwenge de la Radio Moto Butembo – Beni,

https://soundcloud.com/nguru-wasingya-anselme/beni-est-transforme-en-zone-du-sang-coulant-par-les-personnes-assimilees-aux-adf

 Les massacres en territoire de Beni  donneraient  naissance aux groupes maï – maï

Selon le site internet  Kivu times : Ces jeunes gens sont le fourrage pour les groupes Maï-Maï locaux fragmentés qui sont souvent formées par des ex-soldats mécontents et manipulés par les politiciens de la région, en lutte de positionnement.

Parfois, ces groupes de jeunes hommes s’organisent pour protéger leurs villages, mais trop souvent la nécessité économique et la politique enchevêtrées de la région les suce dans les réseaux de milices qui déplacent et changent parfois sur une base de survie.  Ce groupe armé est actif   en territoire de Beni, Province du Nord – Kivu, Est de la R.D.Congo pendant plus de 25 ans. Les biens et ressources naturelles pillés  qui permettent ce réseau de fonctionné sont vendus par certains opérateurs économiques de la région à Beni, Butembo, …

 L’éradication  des Adf  à  Beni sans payement des militaires congolais, la région restera insécurisée

 Malgré les encouragements des forces vives  aux Fardc et poursuite de nettoyer les territoires de Beni, les militaires congolais doivent être payés et mis  dans des bonnes conditions pour mieux  mettre hors d’état de nuire « les assassins et rebelles Adf». Un militaire affamé  ne peut pas bien sécuriser les populations par contre il peut tourner les canaux contre les populations ou au gouvernement congolais.   Le payement de salaire de  trois mois d’arriérés des Fardc  serait une meilleure solution. L’arme n’apporte pas la paix mais plutôt le cœur de l’être humain. Bâtissons un Nord – Kivu de paix.

Un tableau des habitants de Mutsanga, ville de Butembo sur lequel les habitants écrivent " Génocide à Butembo - Beni" avec  un croix pour manifester la colère  du triple massacre de  personnes tuées par les  hommes armés assimilés aux Adf à Beni ce derniers temps. Credit photo/Nguru Wasingya Anselme

Un tableau des habitants de Mutsanga, ville de Butembo sur lequel les habitants écrivent ” Génocide à Butembo – Beni” avec un croix pour manifester la colère du triple massacre de personnes tuées par les hommes armés assimilés aux Adf à Beni ce derniers temps. Credit photo/Nguru Wasingya Anselme

Les habitants de Mutsanga, ville de Butembo brulent les pneus sur le boulevard Charles Mbogha pour manifester leur  colère du triple massacre des 61 personnes tuées par les hommes armés assimilés aux Adf en territoire de Beni ce derniers temps. Crédit photo/Nguru Wasingya Anselme

Les habitants de Mutsanga, ville de Butembo brulent les pneus sur le boulevard Charles Mbogha pour manifester leur colère du triple massacre des 61 personnes tuées par les hommes armés assimilés aux Adf en territoire de Beni ce derniers temps. Crédit photo/Nguru Wasingya Anselme

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La mondialisation broie le corps et l’âme de l’Afrique

anselmewasingya

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La mondialisation telle qu’elle se déploie dans les sociétés. La mondialisation telle qu’elle se déroule semble porteuse d’espoir et des vertus et de bien être pour tous, dans les discours de nombreux idéologues du libéralisme et d’hommes politiques. Comment la mondialisation dans sa dynamique et son contenu actuel a – t – elle impacté l’évolution économique, sociale et culturelle des pays africain ? Quels sont en particulier ses effets sur l’éducation  et la culture en Afrique ? Comment les africains vivent concrètement la mondialisation ?  Depuis le triomphe du système capitaliste à l’issus de la guerre froide et la faveur du développement prodigieux des moyens d’information et de communication, le monde vit une mondialisation néolibérale aux conséquences dramatiques pour l’Afrique. En effet, l’état de l’Afrique son faible niveau de développement et les règles de fonctionnement de la mondialisation, condamnent 750 millions  d’africaines et africains à l’arriération la plus objective avec la paupérisation massive…

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L’ampleur de la Véranda Mutsanga en ville de Butembo

Les habitants du quartier  Mutsanga en liesse lors de la libération des jeunes du groupe de pression Véranda Mutsanga. Crédit photo  Nguru Wasingya Anselme

Les habitants du quartier Mutsanga en liesse lors de la libération des jeunes du groupe de pression Véranda Mutsanga. Crédit photo Nguru Wasingya Anselme

 Par Nguru Wasingya Anselme

Les jeunes  de la Véranda Mutsanga  en collaboration avec  les services de sécurité de Butembo   traquent les  voleurs  armés  et  contribuent  au développement de  la ville en faisant  les travaux communautaires (salongo). Quant  au kidnapping  des opérateurs économiques  de Butembo, ce groupe de pression   arrête  les voleurs armés, après les  transfère  à la police nationale congolaise ou à l’auditorat militaire de Butembo.  La sécurité s’améliore  dans la ville  de Butembo mais pas totalement  aux alentours.

Tembos Yotama, président de la Véranda Mutsanga,  renseigne que : « La Véranda Mutsanga  qui est une structure citoyenne  qui  s’ est organisée  pour s’impliquer dans la situation sécuritaire. Elle n’est pas là pour venir  remplacer le pouvoir public jamais en aucun cas mais la Véranda Mutsanga est là pour s’entraider avec les services spécialisés ».

Depuis 2012,  le groupe de pression,   Véranda Mutsanga   existe dans la ville de Butembo, province du Nord – Kivu,  Est de la République Démocratique du Congo. Le nombre exacte des membres de la Véranda Mutsanga n’est pas connu. Leur  siège modeste mais utile se trouve  au quartier Mutsanga, commune de Bulengera où les jeunes y planifient matin, midi, et soir.

Pour  rappel, les habitants  de la  ville de Butembo  ont traversé une situation chaotique, le 14 avril 1998,  où  un massacre sans précédent s’était enregistré à  Kikyo, dans la commune de Bulengera.  Plusieurs personnes  avaient été lâchement abattues par les hommes en armes. Le 14 avril de chaque année  est déjà une journée de méditation en ville de Butembo du massacre de Kikyo.

De 2006 à 2011, l’hémorragie sécuritaire avait  de l’ampleur  en ville de Butembo, environs 99 personnes avaient été tuées. Tembos Yotama  ajoute : « Curieusement quelqu’un qui a déjà transporté l’arme qui connait le méfait et le secret de l’arme ; il sait  qu’avec son arme il peut gagner facilement la vie…».

Ces troubles  sont à l’origine de l’insécurité  qui agite à son tour la population.

Vers l’année 2012, le groupe de pression Véranda Mutsanga  a été crée par Tembos Yotama, habitant de Furu. Ce groupe  de pression en collaboration avec les habitants de la ville de Butembo, et les services de sécurité traquent  les bandits  armés, voleurs, vendeurs de chanvre, vendeurs des boissons fortement alcoolisés (kitololo)  dans la commune de Bulengera. Les jeunes de la Véranda Mutsanga s’activent  aussi dans les travaux communautaires (salongo). Vu que certaines artères routières étaient des poches de l’insécurité ; la population juge  utile d’entretenir ces axes pour faciliter la circulation. Les efforts  de ce groupe de pression, des agents de l’ordre  et des  habitants de Bulengera  ne sont pas en vain étant donné que certains endroits  jadis impraticables la nuit, la circulation y est facile maintenant.

Les jeunes de la Véranda Mutsanga réhabilitent le boulevrand Charles Mbogha, au quartier Mutsanga lors des travaux communautaires au mois d'août dernier. Crédit photo : Anselme Nguru Wasingya

Les jeunes de la Véranda Mutsanga réhabilitent le boulevrand Charles Mbogha, au quartier Mutsanga lors des travaux communautaires au mois d’août dernier.
Crédit photo : Anselme Nguru Wasingya

Même si, ces jeunes s’attaquent aux semeurs de trouble ; eux – aussi sont leur cible.

Quand à Justin Lwanzo Nzanzu, journaliste indépendant  basé à Butembo : « La Véranda Mutsanga, nous avons eu à rédiger beaucoup de papiers dans le cadre de leurs actions. Je pense, c’est un groupe de pression peut faire mieux en ville de Butembo…».

Quatre motos   offertes  par les personnes de bonne volonté servent la Véranda Mutsanga pour son déplacement. Des pioches et des bêches obtenues grâce  aux   contributions  de membre de la Véranda Mutsanga et usagers de la route les servent pour les travaux communautaires (salongo), chaque vendredi aux heures matinales.

Oui, les efforts  de la Véranda Mutsanga en collaboration avec les services spécialisés de sécurité, environ un million d’habitants ; l’économie s’est rabat par le phénomène de kidnapping qui cible les opérateurs économiques. Des rançons exorbitantes sont exigées par les preneurs d’otages.  Un opérateur économique a été kidnappé vers 19hoo  au quartier Matanda, commune de Mususa la fin du mois de juillet 2013. Ces kidnappeurs ont exigé une rançon  de 80. 000 $ américain pour sa libération. Ce dernier a été relâché  après avoir donné cette somme  aux kidnappeurs.

Soucieux de la sécurité de la ville de Butembo, 3 kidnappeurs  avaient été maitrisés par les jeunes de la Véranda Mutsanga accompagnés par les agents de l’ordre. Puis, une audience publique s’en est suivie au mois   de mai 2014  à l’auditorat militaire de Butembo. Ces kidnappeurs ont été transférés au centre pénitentiaire de Makala  à  Kinshasa  grâce aux efforts des  autorités urbaines  et opérateurs économiques de la place  après le jugement.

Signalons qu’il n’y a  pas un seul  groupe de pression actif, communément appelé parlement débout  à Butembo, 6 groupes  œuvrent dans 4  communes  de la ville.

 La multiplicité  des parlements débout, une réalité à géométrie variable à Butembo

Les parlements débout dans leurs diversités contribuent au développement et à  la sécurité de la ville, mais également s’illustrent souvent par des pratiques rétrogrades, moins civiques. Si la force de leur action et de leur respect était fondée sur la capacité  de violence qu’ils sont à défier la violence qu’ils sont à même de mettre en mouvement, prêts à défier la violence injuste par la violence ; ils sont par ailleurs  mal vus suite à l’usage exagéré et parfois anarchiques de cette violence.

 Quant à Jimmy Nziali, ex – porte parole  de la mairie de Butembo : « J’estime que ça ne soit pas ainsi. Mais en général, j’ai toujours vu certains œuvrent  dans le cas de salongo. C’est une bonne chose. Mais, ma crainte est qu’ il  ne faudra pas que ceux – ci se transforment  à différents groupes criminels terroristes ».

 Que faire des parlements débout ?

Au regard de ce qui précède, faut – il tenir mordicus à détruire les parlements, ou faut – il les laisser survivre à l’extrême les encourager ?

Alain Lusi, analyste politique renseigne : « Nous devons plutôt encourager ces groupes de pression  de chercher les gens qui seront compétent à aller œuvrer dans différents services  établis d’une manière légale pour renforcer  la capacité de cette dernière. Mais quand  ces groupes de pressions seront diversifiés sur toutes les matières qui posent problèmes  aujourd’hui dans notre pays. Nous allons dire, nous avons de groupe des pressions qui son en politique d’abord un, de deux qui sont purement sociale pour et essentiellement pour  l’objectif de l’amélioration des conditions des vies de nos citoyens ».

 Pour le revue la Voix de l’Excellence, par limite ou par mauvaise foi, les autorités locales ne sont pas à mesure de procurer valablement elles seules la sécurité, l’entretien des infrastructures de base, la protection  contre l’arbitraire, la diffusion de la conscience politique. Le pragmatique homme politique chinois Deng Xiaoping qui a corrigé les égarements du communisme  après Mao  aimait déclarer : « Qu’importe qu’un chat soit noir ou blanc pour vu qu’il attrape des souries ». L’implication des  parlementaires dans la sécurisation de leur milieu et leur ardeur au travail communautaire défient toute concurrence.  Par ailleurs, au regard des abus multiples de ces structures, l’identification de ces parlements ainsi que de leurs principaux animateurs qui de surcroit mériteraient beaucoup de séances de conscientisation de la part  des autorités locales ou des partenaires de l’Etat, permettrait de moraliser ces structures et d’orienter leur avalanche d’énergie uniquement vers les intérêts de l’Etat et de la population de Butembo. L’autorité locale prendrait un arrêté pour fixer les droits et les devoirs de  ces structures informelles en telle sorte qu’elles sachent contrôler leurs dérapages en les responsabilisant à travers leurs animateurs. A dire vrai, combattre les parlements à l’aveuglette c’est se défaire des possibles partenaires, certains gênants mais productifs.  Les belles solutions aux problèmes  sociaux ne sont pas d’habitude celles qui  visent à exhiber la puissance, à se venger…mais plutôt celles qui cherchent à lier l’utile au prioritaire.

 Les jeunes de la Véranda Mutsanga découvrent une arme enterrée  par les voleurs armés dans un bosquet d'un opérateur économique de la ville de Butembo, commune de Bulengera. Crédit photo : Tembos Yotama

Les jeunes de la Véranda Mutsanga découvrent une arme enterrée par les voleurs armés dans un bosquet d’un opérateur économique de la ville de Butembo, commune de Bulengera. Crédit photo : Tembos Yotama

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