ASSASSINAT DE MADAME KATUNGU MUVUNGA ELISABETH MAMAN LA BONE DANS LA VILLE DE BUTEMBO

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Introduction.
Les observateurs avertis et informés ne tardent pas à déclarer sans tergiverser que l’irresponsabilité de la plupart des hommes de la ville de Butembo expose leurs femmes à des risques qui souvent vont jusqu’ au prix de la vie.
Contexte de l’assassinat de madame KATUNGU.
Dans des circonstances non encore bien élucidées, madame Élizabeth MUVUNGA KATUNGU d’une quarantaine d’âge révolue a été assassinée dans le bosquet de sieur PALUKU Dénis au quartier VUNGI en cellule VUGI/A non loin de l’Eglise CRS dans la soirée du 30 avril 2013, et dont le corps sera retrouvé par les passants vers 5h30’ du 01 mai 2013.
L’état dans lequel le corps sans vie de cette dame a été retrouvé, sans discussion, il a été remarqué qu’après avoir été cruellement violée par un groupe d’hommes non autrement encore identifiés, elle a été assassinée ! Son corps a été retrouvé nue, avec du sang qui coulait de sa bouche, de ses narines et sa bouche.
Des milliers des habitants de Butembo se sont présentés au lieu du crime pour voir s’ils pourraient reconnaitre la défunte qui était sans carte d’identité, et exactement certaines de ses clientes et collègues vendeuses mobiles des légumes au centre ville de Butembo l’ont identifié comme habitant du quartier KYAGHALA, cellule KASESA. Compte du cout exorbitant des frais de la morgue, le corps a été réarrangé par les services de la croix rouge sur le lieu même du crime, avant d’être mise en terre au cimetière de KITAKANDI après une brève exposition à son domicile, laissant ainsi derrière elle un veuf et cinq orphelins.
Paix à son âme !

La femme de Butembo au combat de la survie.
Traditionnellement, la femme avait pour rôle de rester à la maison entrain de garder les enfants et que papa devait aller au champ et ou soit au travail ; par contre avec l’évolution du monde, la notion de « complémentarité » s’est introduite dans notre société où l’homme comme la femme doivent désormais être tous sur la ligne de front dans la lutte pour la survie compte tenu du cout actuel de la vie.
Au lieu de rester sur cette même ligne de la complémentarité, actuellement à Butembo, on assiste à un revirement automatique, à ce sens que, ce sont maintenant la plupart des hommes qui restent à la maison et les femmes se battent pour la survie, inversant ainsi les paroles bibliques déclarant que « les femmes dépendront de leurs maris ». Bien que les hommes peuvent avoir plusieurs explications de leur « démission » face aux responsabilités du maintient de leur foyer, les femmes ne désarment pas, elles se bâtent sang et eau pour maintenir leur foyer au prix de leur vie.
Au combat de la survie, la femme exposée aux risques.
Alors que la majorité d’hommes restent à la maison soit entrain de déambuler sans emploi, soit entrain de prendre la boisson ou s’en donner aux jeux de distraction comme : le MANGULA, carte,…… ; face à la survie au quotidien du foyer ( ration, frais de soins médicaux, frais scolaire…. ), plusieurs femmes de Butembo se battent jusqu’au prix de leur vie, certaines d’entre elles voyagent jours et nuits perchées sur des camions pour aller dans les marchés comme KASINDI, KIPESE, KABASHA, KALUNGUTA cela à la recherche de la vie, avec toute probabilité d’être violées par des bandits armés coupeurs de routes qui sont nombreux sur les routes de Beni-Lubero, et toujours quand il ya accidents des camions FUSO, ce sont les femmes avec bébés qui sont des victimes ; d’autres femmes se démenant au centre ville retournent à la maison jusqu’aux heures tardives cela compte tenue soit de la nature de leurs petites activités soit aux circonstances journalières de leurs métiers, étant dans le circuit informel, comme c’est fut le cas de madame KATUNGU MUVUNGA qui a rencontré les bandits ,qui eu raison sur sa vie, en retournant à la maison après un travail de dure labeur pendant la journée avec du sombé qu’elle ramenait à ses enfants.
Ainsi, devant un Etat irresponsable comme la RDC qui n’est pas en mesure d’octroyer de l’emploi à ses filles et fils, en ville de Butembo, plusieurs femmes restent le dernier verrou pour la survie de leur foyer même au prix de leur vie.

Conclusion.
Tout en déplorant la « presque démission » de l’Etat congolais, exposée à tous les risques possibles face au combat de la survie auquel elle se donne jours et nuits, la femme de Butembo, mérite une protection particulière tant par son mari en prenant la « complémentarité » comme mode de gestion du foyer, que par des organisations de droits de la femme, cela par rapport au rôle combien incontournable que cette femme joue dans la société, mais aussi et surtout par cet Etat.
Pour la véranda MUTSANGA
Tembos yotama
Combattant de la liberté et du changement

La voix de la véranda Mutsanga

nguruwasingya@gmail.com

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