PETITE HISTORIQUE DE LA VOIRIE (ROUTE) « POLITIQUE ET POLITISEE » DE GOMA

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Les origines de la ville de Goma remontent à l’époque vers les années 1930. Son site actuel correspondait au camp de travailleurs de la société de chemins de fer du Grand Lac « CFL » en sigle qui donnera plus tard naissance à la société de chemins de fer de l’Est (SCFE » en sigle. Le camp était initialement établi au bord du Lac Kivu.
GOMA est devenue une ville à la création de la Région du Nord-Kivu sur proposition du quatrième congrès ordinaire du défunt Parti-Etat, le MPR tenu à N’sele du 16 au 20 mai 1988.
En 1954, les Belges ont construit la route Goma – Sake (environ 30 km de Goma) pour faciliter le trafic routier. Certaines maisons construites à cette époque sont encore visibles aujourd’hui. Notamment à Byahi (vers l’aéroport de Goma), dans les quartiers Virunga dit MAMBABULA réservés aux travailleurs évolués, et Offices où vivaient les chefs de bureaux ou cadres.
Dans les années 90 le béton construit par Auxeltra Béton fait la fierté de la ville à route unique entre Le Signers et Majengo Trois-Lampes.
En 2002, la ville est en grande partie détruite par les coulées de lave du Nyiragongo dont c’est la dernière éruption d’importance à ce jour et dont les traces sont encore visibles aujourd’hui. Même si la plupart des bâtiments détruits ont été reconstruits depuis lors sur la couche de lave d’une épaisseur de deux mètres (ce qui fait que le rez-de-chaussée de certains édifices aujourd’hui, était en fait le premier ou deuxième étage du bâtiment d’origine).
Le mardi 13 mars 2012, de cinq conventions, destinées à accompagner la République démocratique du Congo sur la voie du développement, le montant total du don de 186,2 millions d’euros, soit près de 245 millions de dollars américains va servir l’Union européenne (UE), à travers sa représentation en République Démocratique du Congo, à accompagner le développement. Les infrastructures routières sont en bonne position.
-En janvier 2011, un contrat de réhabilitation de la voirie de Goma a été attribué au Groupement China Road and Bridge Corporation (CRBC), Transport Trading Mining «TRAMICO». Après un ralentissement observé pour ne pas donner aux candidats à la présidentielle le prétexte de construction des routes l’Union Européenne stoppa son aide, les travaux, reprirent depuis le 12 novembre 2012 à l’issue d’un paiement conséquent effectué, la reprise des travaux était prévue pour la semaine du 10 décembre 2012 au plus tard, le temps de rassembler les équipes dispersées par la guerre. Le chronogramme présenté par l’OVD, à en croire M. le Ministre national des infrastructures Fridolin Kashweshi, prévoyait la fin des travaux de la phase 1 de 10,45 Km en juin 2013. Les travaux avaient comme objectif la réhabilitation d’un boulevard de 5 kilomètres de longueur sur 15 mètres de largeur. Ils coûteront de 5 100 000 dollars américains, selon le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku. Lest financés essentiellement par le gouvernement provincial de la province.
Ce financement était constitué de 40% de rétrocession sur les recettes du Foner en province. Ces travaux vont durer près de quatre mois. Un fond de 3 4000 000 dollars est déjà disponible pour faciliter le déroulement de ces travaux. Le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku avait menacé, en fin octobre, de geler les fonds de péage destinés au Foner si les travaux de réhabilitation des routes ne reprenaient pas d’ici une semaine.L’ultimatum de Julien Paluku était consécutif aux revendications des pétroliers qui voulaient voir clair sur la destination de leurs taxes, dénonçant l’impraticabilité de la voirie urbaine de Goma.
-Le Fonds national d’entretien routier, Foner, a remis effectivement ce 25 octobre, au Gouvernement Provincial du Nord-Kivu, un chèque d’une valeur des trois millions quatre cent mille dollars américains destinés à la poursuite des travaux de réhabilitation et modernisation de la voirie urbaine de Goma, chef-lieu de cette Province.

LA PRESSION DE LA SOCIETE CIVILE ET DES JEUNES DE GOMA

Pour rappel ; L’entreprise Traminco a remporté l’appel d’offres pour l’exécution de ces travaux en janvier 2011. Pourtant entre cette date et le 20 novembre 2012, date de l’entrée du mouvement rebelle des M-23 à Goma seuls deux kilomètres et demi de route ont été refaits. Pour justifier ce retard, l’entreprise évoquait les problèmes d’acheminement des engins et des matériaux de construction, qui viennent entre autres du Rwanda et de l’Afrique du Sud.

Les travaux ont évidemment complètement cessé pendant que les rebelles tenaient Goma. Lorsque l’armée congolaise a repris la ville, le 4 décembre 2012, les habitants attendaient donc une amélioration, mais Traminco a expliqué que des pièces mécaniques avaient été volées aux engins de construction durant la période où le M-23 contrôlait la ville. Elle a néanmoins assuré avoir reçu les pièces de rechange le 20 février : les travaux doivent donc reprendre et l’asphaltage des routes est censé être achevé d’ici la fin du mois. Les habitants restent toutefois dubitatifs.
-VILLE MORTE ET MARCHE
Mémorandum de la jeunesse de Goma à l’endroit de l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu Goma, le 21 février 2013
Qu’en attendant le début de la session ordinaire, le 15 mars prochain, le Bureau de l’assemblée provinciale puisse se réunir en urgence et prendre des mesures concrètes pour obtenir des organes concernés que les travaux de réfection des principaux axes routiers de la ville entamés en 2011 soient asphaltés (et bien asphaltés) au plus tard le 15 mars 2013 (axe Rond-point Signers – Terminus Katindo, axe Rond-point Signers – Rond-point Rutshuru et axe Rond-point Rutshuru – Aéroport de Goma). Au besoin, qu’une session extraordinaire soit convoquée à cet effet.
-LA PACERELLE FINIE, L’ESPOIR PERMIS
Selon le ministre national des infrastructures, en ce qui concerne la réhabilitation de la voirie de Goma qui a été financé à 24 millions d’euros, concernera 38,75 km de routes, dont 22,24 km de voirie à Goma et 16,51 km sur la route nationale n°2, entre Goma et Sake. Les travaux de bitumage, d’aménagement des ronds-points, d’assainissement, de signalisation et de construction des trottoirs dureront 24 mois, permettant ainsi l’ouverture des routes en 2014.
Cette réhabilitation permettra à la ville de Goma, de jouer pleinement son rôle de pôle économique local et régional, ainsi que de porte privilégiée d’accès à la région des Grands Lacs et au réseau routier bitumé de l’Afrique de l’Est. Cette connexion de I’Est du pays aux ports de Dar es Salam et Mombasa (océan Indien) stimulera l’économie locale et facilitera l’acheminement des produits vivriers vers les centres de consommation. L’ensemble de ces réalisations aura sans aucun doute un impact positif fort sur le climat social et sécuritaire de la région.

Source : Magloire PALUKU

nguruwasingya@gmail.com

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One Response to PETITE HISTORIQUE DE LA VOIRIE (ROUTE) « POLITIQUE ET POLITISEE » DE GOMA

  1. Yves Verreydt says:

    Très bonne historique complète !

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