LE CONFLIT AU SEIN DE LA MISSION BAPTISTE AU KIVU

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Apres une longue durée d’existence  FN.S devenue M.B.K. fut victime du schisme qui va surgir du mécontentement   des autochtones face aux missionnaires sur le problème de la formation  intellectuelle des autochtones.

Néanmoins, il faut opiner que le problème est complexe. Il touche au vécu social et à la perspective d’avenir; il est aussi dans l’administration ecclésiale des missionnaires.

La principale raison de la mésentente  foire de l’indépendance que connut le Congo, qui était Congo-Belge à l’époque. Les missionnaires ayant un esprit trop conservateur de faire souffrir tours les negres, ils étaient animés d’un paternalisme et n’étaient pas encore prêts de changements que proposés les hommes noirs. La formation intégrale des autochtones c’est-à-dire une formation de qualité avec des écoles agréées, ceci est l’un des pistes de résolution évoquée par ces derniers pour faire face à ce problème. Comme nous venons de le constater, l’enseignement avait constitué un problème très délicat au sein de la mission jusqu’à ce que les missionnaires ne s’étaient pas préoccupés de l’instruction ferme et voulues par leurs fidèles: Ils s’intéressaient surtout aux adultes qui allaient être baptisés et cette formation ne durait pas longtemps. Disons que leur formation ne se contentait que d’une simple alphabétisation et d’un enseignement biblique élémentaire. C’est pourquoi, les finalistes de cette école missionnaire ne savaient ni lire, ni s’exprimer en français qui était la langue administrative coloniale. D’où les fidèles autochtones voyant les perspectives d’avenir sombres pour la génération adulte, ainsi que leur  descendance, ils vont chercher le moment favorable de réagir contre cette situation déplorable. Cet ici l’une de principales de la mésentente entre missionnaires et leaders noirs baptistes en se conformant au programme étatique et c’est pour cette question que la conférence de Bureau fut convoqué. Pour faire face à cette  opposition les missionnaires furent semblant de réorganiser leur enseignement.. Ils vont assurer l’apprentissage de la langue administrative, le français, ainsi que d’autres cours dispensés dans les écoles publiques ; mais chose drôle, leurs écoles n’étaient pas agrées par l’Etat colonial. Il y avait toujours des difficultés d’avoir un document pouvant permettre l’évolution dans des écoles agrées où existait un programme. Malgré, cette situation déplorable les missionnaires n’ont pas manifesté l’intention d’améliorer le niveau et’ système d’enseignement de leurs membres. Ces derniers ne participaient pas à la prise des décisions qui les concernaient. Mais ils étaient appelés seulement à l’exécution. Ceci a eu des conséquences néfastes à l’égard des autochtones. Le conflit entre missionnaires blancs et catéchistes noirs empirait. Pour pallier à ce problème, les autochtones procédèrent par des réunions clandestines. La première eu lieu à Kitsombiro. A l’issu de celle-ci, les autochtones ont eu comme résultat ; « aller sensibiliser partout dans les missions, a fin que les missionnaires et les autochtones discutent autour d’une même table en vue de chercher une solution” adéquate. Le 28/09/1959, les autochtones vont convoquer une rencontre dans laquelle les missionnaires prendront part, et, celle-ci se tiendra à Burungu25. Pensant que les missionnaires participeront à la réunion, ceux-ci ont boycotté l’invitation l’absence des missionnaires empira la tension des catéchistes noirs. L’application des décisions prise à Burungu n’a pas été moindre. Etant déjà rivales des blancs, les noirs vont faire le premier pas. Ils s’organisèrent et constituèrent  une délégation de quelques catéchistes noirs qui furent dépêchés à Lubero pour contacter l’autorité administrative en vue de lui présenter le problème conflictuel existant entre missionnaire et autochtone. Citons quelques noms de ces noirs délégués: Bulere Bisukusuku, Kakule Muhutsa, Kambine Yese. Par ces efforts, les écoles seront agréées et le programme sera adapté à celui des écoles publiques et catholiques, même si le conflit toujours ne fut pas altéré au sein des écoles qui n’étaient pas encadrés suite au manque des éducateurs formés.

Une séparation énorme et grande va se développer entre les blancs et les noirs ; ces derniers seront obligés d’avoir une nouvelle dénomination. C’est ainsi qu’ils auront en premier lieu la «Mission Evangélique », qui sera combattue par les missionnaires cause du mot « mission », qui signifiera « Envoyé »  Pour se  prévaloir cette dénomination, les missionnaires proposèrent un autre nom, celui de « Synode Protestant », mais qui ne fit pas long chemin non plus. Finalement, cette communauté juvénile fut appelée « Eglise Protestante Baptiste au Kivu » (E.P.B.K.), qui va mener des démarches d’obtention de la personnalité civile sous la houlette de son premier Représentant  Légal Lawi Bakulu (1959-1969). C’est ainsi que, après une persévérance autochtones, le Président de la République Démocratique du Congo à l’époque, Mr Joseph Kasavubu, accorda la personnalité civile à I’E.P.B.K., conformément à l’ordonnance présidentielle Numéro 170 du 17 juin 1964, confère dès lors à cette nouvelle communauté, le droit de proclamer la parole de Dieu, de se choisir ses dirigeants et de se développer sur tous les plans.

 

Quant à la décision sur les différentes stations, I’E.P.B.K. ne garda que qui sont: Kitsombiro, Katwa, et Bukavu crée en 1954 Ndoluma qui a été le premier centre éducatif créé en 1955 par les missionnaires. Le reste a été dirigé par es missionnaires avec un groupe des autochtones qui leur étaient restés fidèles.

A la longue, en 1971, quand le Conseil Protestant du Congo (CPC) chapeauta toutes les communautés ecclésiastiques protestantes, I’E.P.B.K., prit le nom de « Communauté Protestante Baptiste au Kivu » (C.P.B.K). C’est en 1973, lors du changement de C.P.C à E.C.C (Eglise du Christ au Congo) que la CP.B.K. va changée à C.B.K (Communauté Baptiste au Kivu).

Pour montrer son évolution et son dynamisme, la C.B.K. va continuer à créer d’autres station là où I’E.P.B.K. n’avait jamais créé. C’est ainsi qu’elle aura 15 au lieu de trois, et ne seront plus appelé stations mais elles seront nommées « Postes Ecclésiastiques ». Nous citons: Kitsombiro, Katwa, Bukavu, Mambowa, Maboya, Busaghala, Kitsimba, Beni Kalungu, Bahyana; Bambu, Goma, Buturande, Muku et puis Bwatsinge3°

La paroisse Kitsombiro est l’une des paroisses du poste ecclésiastique de

Kitsombiro.

 nguruwasingya@gmail.com

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