Nord – Kivu, theatres des affrontements entre FRDC et groupes négatifs

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Beni : Kamango sous théâtre des affrontements entre FRDC et rebelles ADF NALU

Les rebelles ougandais de l’ADF/Nalu occupent pour leur part la localité de Kikingi, située dans le groupement secteur de Rwenzori, à plus ou moins 90 kilomètres au Nord-Est de la ville de Beni au Nord Kivu. Ils ont occupé ces positions après avoir été délogés de Kamango vendredi 12 juillet dernier par le FARDC. Selon des sources de la société civile de Beni, les rebelles Ougandais ADF Nalu et leurs alliés, identifiés comme des éléments du groupe Al Shabab commettent des actes des pillages et des exécutions des civiles dans cette localité. Les responsables du premier secteur des FARDC basées à Beni indiquent  que des dispositions sont prises pour neutraliser l’ennemi et sécuriser la zone. Ces combats ont occasionné des conséquences néfastes pour la population civile. Il s’agit notamment de l’interruption de la campagne de vaccination contre la poliomyélite, des centaines de ménages qui ont trouvé refuge dans et autour de l’hôpital général de référence de Nyamilima et de plus de 50 mille déplacés qui ont fui en Ouganda.

Lubero en insécurité, les groupes armés actifs.

La sécurité a d’une manière générale été préoccupante dans le sud de LUBERO en effet, à KAMANDI LAC les affrontements ne cessent d’avoir lieu suite à la dispute des recettes générées par la pèche illicite. Le lundi 01juillet vers 7h00 à KAKINDO au LAC des militaires FARDC et des combattants may may s’étaient affronté pendant environ 2 heures de temps. Le bilan a été d’un jeune garçon blessé à la joue par balle. Comme si cela ne suffisait pas, le jeudi 11juillet de 17H00 à 20H00 les combattants may may basés à NDWALI sous le commandement d’un certain KAAMBIRE se sont affronté à KYANIKA contre les may may(on dit qu’ils appartiendraient au APSLS) dirigés par un certain KAZADI. Le bilan fait état de 3 personnes tuées entre autre le colonel KAZADI et 2 de ses gardes du corps et un blessé dépêché à l’HGR de KAYNA.

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Mutaho : 120 rebelles du M23 et plus de 10 militaires tués à Mutaho, selon Lambert Mende

Les affrontements qui ont opposé les FARDC et les rebelles du M23 dimanche 14 juillet à Mutaho et Rusayo, deux localités à 10 Km au nord-ouest de Goma, ont fait cent vingt morts côté rebelle et une douzaine d’éléments capturés. Une dizaine des militaires FARDC ont aussi été tués, selon le bilan provisoire publié ce lundi par le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende. Il a dénoncé une attaque de l’armée régulière rwandaise, sous couvert du M23. La Monusco se dit préoccupée.

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Le Rwanda a craché sur la Brigade d’intervention de la Monusco dans une correspondance adressée aux Nations unies pour justifier la reprise des hostilités avec l’attaque de dimanche à Mutaho et Rusayo, a indiqué Lambert mande au cours d’une conférence de presse à Kinshasa.

«Sans le moindre début de preuve, a-t-il poursuivi, le Rwanda accuse la brigade d’intervention de la Monusco et  les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) de soutenir, voire même d’armer, les FDLR ». Créée le 28 mars par la résolution 2089 du Conseil de sécurité, cette brigade est chargée de neutraliser les groupes armés actifs dans l’Est de la RDC, dont les FDLR et le M23.

Selon le ministre Mende, Kigali aurait  affirmé que les officiers supérieurs de la brigade ainsi que leurs homologues congolais auraient tenu des réunions de coordination avec les FDLR pour déstabiliser le régime en place au Rwanda.

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Lambert Mende a affirmé que Kinshasa n’était pas surpris par ces accusations gratuites.

 Et la brigade de la Monusco?

De sont côté, la Monusco se dit profondément préoccupée par l’attaque du M23 dimanche dernier contre les positions des FARDC à Mutaho. Dans un communiqué parvenu ce matin à Radio Okapi, la Monusco affirme qu’elle ne tolèrera aucune menace sur Goma ou contre les civils.

Pendant ce temps, les attaques du M23 autour de Goma et des ADF-Nalu vers Beni continuent à dégrader la situation sécuritaire et humanitaire dans cette partie du pays. Cette situation intervient alors que la brigade d’intervention de la Monusco poursuit son déploiement dans cette province.

A ce sujet, le porte-parole militaire de la Monusco, le colonel Félix Basse, a fixé l’opinion ce même lundi sur Radio Okapi :

«On semble mettre en exergue que le déploiement de la brigade d’intervention est la solution définitive de tous les problèmes de sécurité à l’Est. Ceci est une mauvaise approche. Deuxièmement, je pense que la brigade d’intervention à elle seule ne peut rien faire. Il y a des phases initiales après déploiement, avant toute conduite des opérations. Mais, la brigade d’intervention, encore moins la force de la Monusco, n’est pas au Congo pour protéger les positions des FARDC. »

Selon lui, cette brigade «est en train de se préparer pour des phases ultérieures d’opérations qui seront des opérations ciblées, qui permettront de neutraliser ou en tous cas de réduire significativement les activités des groupes armés de cette province du Nord-Kivu avec ou sans l’armée congolaise».

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La peur au ventre perpétuelle imposée à des innocents.

« Le conflit d’intérêts leur tient lieu d’intérêt général et l’inconscience privée de conscience publique.” comme disait l’autre.
Pour le dialogue inclusif, le nationalisme, le patriotisme, la paix durable et la prospérité de tous en RDC nous vaincrons.
Tout laisse croire qu’on se bat à cause des comportements cyniques de quelques deux ou trois personnes qui sont touts sauf des patriotes ou des nationalistes dans les pays de la région des Grands-Lacs. Une élite qui est un vrai panier de crabes.
Ces personnes dont à la place du cœur il y a des pierres ignorent que s’ils sont chefs, c’est parce qu’ils y a des sujets qui les ont placé là et aujourd’hui ils se comportent en hommes sans foi ni loi et se pavanent matin midi soir si pas dans leurs bureaux climatisés c’est dans des voyages en occident au grand dam du petit citoyen qui n’a que ses beaux yeux pour broyer le noir et pleurer sans larmes car les larmes coulent si on a mangé ou bu. Or ce citoyen que d’aucuns nomment citoyens au minuscule mange ou boit par providence.
D’aucuns disent, qu’il est immoral d’être heureux tout seul.
Les maneouvres politicardes A bas. L’évitement A bas. L’égoïsme A bas. « Une politique entendue comme une bataille incessante, avec alliés et ennemis, ralliés et vaincus, affidés et corrompus, traîtres et soumis », rapporte  Chantal Faida

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Quand la Monusco tire sur la population civile

Samedi 06 juillet et mardi 09 juillet 2013, un groupe de jeunes du territoire de Nyiragongo situé à 12 kms de la ville de Goma, chef lieu de la Province du Nord-Kivu/RDC ont décidé d’aller vers leurs champs pour récolter leurs cultures afin de faire face à la faim chronique et aigue qui minent leurs familles dans les camps de déplacés où ils se sont refugiés depuis près d’une année déjà (fuyant les affrontements opposant l’armée loyaliste aux les rebelles du M23 à Kanyaruchiya). Ils s y sont rendus avec les outils qu’il faut, machette, houe, etc.

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Arrivés à Kanyaruchinya vers la base de la Monusco, ils ont été stoppés par des tirs de la Monusco qui croyait être en face d’une milice ayant franchie les zones interdites pour aller combattre les mutins du M23 dans leurs positions. Elle se dit privilégié la solution politique avant d’entamer la solution militaire avec la brigade d’intervention déjà déployée sur terrain ayant comme mandat de neutraliser, traquer et désarmer toutes les forces négatives qui écument la région du Kivu.
Pour avoir le cœur net sur la situation, nous avons pris l’initiative d’interroger un de jeunes du groupe, Evariste Mihigo, la vingtaine, qui nous livrent ici les vrais mobiles de leur démarche que d’aucuns jugent suicidaires car les expose à des morts certaines et futiles ; tout en scrutant une dose de rage dans leur démarches.
« Nous ne sommes pas de combattants. Nous sommes des jeunes soucieux de faire face à la famine qui nous guette dans les camps où nous vivons depuis près d’une année. Alors que nous nous dirigions vers nos champs à Kanyaruchinya pour la récolte de nos cultures (haricots, mais etc,) les militaires de la Monusco ont tiré sur nous et nous ont dispersés. Même sans s’exposer à la mort, nous mourrons avec la famine actuelle là où nous sommes en exil. Les organisations humanitaires nous remettent juste un gobelet d’haricot, deux gobelets de farine et quelques litres d’huile pour couvrir tout un mois, un ménage de 8 personnes. Avec ça, aucun ménage ne peut survivre. Nous voulons juste atteindre nos champs, récolter nos cultures et regagner notre camp avec un peu de nourriture. Nous n’avons agressé personne, nous n’étions pas armés comme le confirme la Monusco. Nous n’avons pas l’intention d’engager une guerre avec les rebelles, que ni les FARDC, ni les forces onusiennes n’ont su neutraliser. Près de dix d’entre nous sont gravement blessés et sont présentement internés dans les centres hospitaliers de Goma. Jambes fracturés, tête touchées, bras et colonnes vertébrales endommagés par ceux qui sont censés protéger les civils. C’est insensé. Notre Etat a failli à sa mission. Il a perdu le monopole de la violence au profit des bandes de forces négatives qui pullulent au Nord-Kivu. On ne peut pas comprendre qu’un groupe armé d’une poignée de gens soutenus par des nations moins puissantes que nous, émerge et s’impose chez nous sans que le désarmement et la neutralisation s’en suivent. La mission onusienne en RDC est complice de notre malheur. Ils ont tout ce qu’il faut à leur disposition mais ils n’agissent pas. Il y a urgence d’un minimum d’Etat capable et minimum pour imposer la loi et l’ordre au Nord-Kivu. Ces dialogues qui tirent en longueur nous n’en voulons plus. Ces forces internationales qui ont peur de s’engager dans la guerre, nous n’en voulons pas. Que l’Etat congolais donne à tous ses citoyens sans discrimination la paix et le pain.

Le  Rwanda accuse et le Rwanda est accuse

De Magloire Paluku : «  Selon les dernières nouvelles la ligne de front est désormais un peu plus au nord de Mutaho, en groupement Kibati. Ce mardi matin les FARDC ont tenté un débordement avec des chars à Kibati mais la Monusco s’est interposée, créant la colère de la population qui suit les combats jusqu’aux environs de la ligne de front pour encourager les militaires Congolais. Le commandant des opérations des FARDC, le colonel Mustapha a affirmé sur Radio KIVU1 que ses militaires ont récupéré trois positions du M23 qui étaient dangereuse pour la ville de Goma.
Hier lundi la Monusco a escorté des journalistes afin d’aller vivre l’évolution des combats. Le M23 est repoussé derrière Kilimanyoka à une dizaine de kilomètre de Goma,selon les journalistes témoins de la sortie . A Goma, au centre-ville les militaires commandos ont traversé les rues pour aller se pointer le long de la frontière avec le Rwanda depuis la grande jusqu’à la petite barrière et le long des cimetières, redoutant une incursion de l’armée Rwandaise.
Des bombes seraient même tombées à 15h05 à Kageshi et à Gasiza au Rwanda, dans le secteur de Busasamana, district de Rubavu , a déclaré au site d’actualité Igihe.com, le brigadier général Joseph Nzabamwita. En réplique, le Rwanda auraient lancé des bombes vers Goma et deux sont tombées dans la bourgades de Rusayo au Nord de Goma.  Kigali a déclaré dans un communiqué publié hier lundi 15 juillet 2013, qu’il dispose « d’informations crédibles » selon lesquelles les FDLR sont intégrés dans l’armée congolaise et recevrait même l’aide de la brigade d’intervention de la Monusco.

Le gouvernement Congolais et la Monusco trouve en ces accusations une fuite en avant du régime de Paul Kagame qui soutient le M23 et dont les militaires ont été tués et capturés depuis dimanche à Mutaho. Le Rwanda aurait accordé l’asile à 682 ex-rebelles du M23, dont, entre autres, Bishop Jean Marie Runiga et Baudoin Ngaruye, respectivement ex-leader politique de la rébellion et ex-haut commandant. Pourtant ces derniers figurent sur la liste du comité des sanctions du Conseil de Sécurité de l’ONU, selon les déclarations faites lundi à Kinshasa par le porte-parole du gouvernement Congolais Lambert Mende ».

Après l’échec de la voix diplomatique, politique,  est ce que la voix militaire mettra fin à la crise incessante dans la Province du Nord – Kivu ?

 nguruwasingya@gmail.com

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