Appel des patriotes de Goma aux concertations nationales : faites taire vos intérêts prives, mais faites parler ceux du Congo pour assurer sa grandeur !

Image

A l’approche des concertations nationales, la Fraternité Patriotique informe les futurs participants sur l’importance de la réussite de ce forum au regard de la piètre image que les congolais, surtout ici à Goma, ont de l’homme politique congolais. Menteurs, pervers, assassins, pédophiles, escrocs, corrompus…telles sont les qualificatifs utilisés pour nous, acteurs politiques congolais. Et le peuple a raison. C’est pourquoi la FRAPPE voudrait avertir solennellement vous inciter les futurs participants : Sachez que votre intérêt, celui de votre parti, celui de votre plate forme, celui de votre tribu ou encore celui de l’homme qui peut vous menacer, vous corrompre ou n’importe qui d’autres, les intérêts des pays amis, des USA, de l’Union Africaine…tous ces intérêts n’ont aucune valeurs face à ceux de la nation. Evitez de confondre l’essentiel de l’accessoire : La recherche de la paix, de la concorde et du bien être vaut plus que les normes. Faites honneur à la cohésion de la table ronde de Bruxelles en 1960 : arrivés divisés, les pères de nos indépendances ont fait bloc et nous avons acquis la souveraineté. Quel que soit le nom que prendra le forum, quel que soit le modérateur, c’est votre valeur que va refléter le déroulement des travaux et leurs résultats. Le monde entier vous suivra :ne nous faites pas honte !!! Vous avez le choix entre la poubelle d l’histoire et le panthéon de la Patrie !!! Choisissez le Congo ! Changez notre image ! Oui !! Un autre Congo est possible : posez en les jalons. Soyons plus digne du respect, tenez : La journée du 18 juillet a vu la ville de Goma au bord de la révolte. Vite, on a parlé de manipulation. C’est possible, mais si une simple rumeur (en était-ce vraiment une ?) de rappel d’un officier peut produire de telles conséquences, c’est qu’il y a des antécédents. Par exemple, il y a eu, depuis 2007, trop de vaillants officiers qui ont été rappelé à Kinshasa après avoir mis à mal les intérêts rwandais dans la contrée et qui ne sont jamais revenus au Nord-Kivu : KASIKILA, MAYANGA, KASEREKA KIBAMBA, JONH TSHIBANGU, DARC, EVA SOMO,…des unités ayant battu NKUNDA comme la 14ème brigade ou la 18ème  ont été démantelée(2007-2008) et ceci  a peu à peu échaudé un peuple qui vit avec ses soldats et s’intéresse de très près à leur sort. En plus, il faut dire clairement que les habitants du Nord-Kivu ont peu de considération pour les hommes politiques, qu’ils soupçonnent d’être une bande d’opportunistes, de fieffés menteurs, de paresseux et d’affairistes qui utilisent leurs positions pour s’enrichir et sont prêt à vendre leur pays pour des intérêts égoïstes. Pourquoi une si piètre image des dirigeants et même des opposants ? La réponse est simple : Les nordkivutiens ont fini par être excédés par le peu de réalisations sur le plan des infrastructures, ils ressentent un profond  sentiment d’injustices budgétaire…ils ont reçu trop de promesses non tenues, observent trop de manque de sérieux, trop d’affairisme et sont enfin témoins un comportement étrange des autorités nationales face aux victimes d’actes terroristes. A titre exemplatif, on peut citer :

  1. Des infrastructures délabrées : alors qu’ailleurs au Congo ils voient chaque jour des nouvelles routes, des nouvelles avenues, de nouveaux bâtiments que le Gouvernement réalise ailleurs, les habitants de Goma, Beni et Butembo n’ont comme pain quotidien que la poussière. Le cas de la ville de Goma est particulièrement préoccupant avec une société qui a reçu pour mission de réhabiliter 8 km de route et qui n’en a fait que 2 en plus de 3 ans. L’entreprise en question a été choisie par Kinshasa sans appel d’offre ni cahier de charges. Elle a présenté aux Gomatraciens deux kilomètres de route sans trottoir, sans passage souterrain, sans espace pour les parkings et avec des caniveaux dont certains mesurent 30 cm de large et 40 cm de profondeur. Curieusement, TRAMENCO est toujours en place. A Butembo les travaux sont à l’arrêt et Beni n’a aucun espoir. 90% des habitants des villes du Nord-Kivu n’ont ni eau ni électricité. Les habitants construisent leurs propres belles maisons et achètent des belles voitures mais l’état ne mets ni la route, ni la sécurité et multiplie les taxes !!!
  2. Instrumentalisation de la situation humanitaire. Les habitants du Nord-Kivu suivent chaque soir des prières, des chansons, des annonces de dons, des collectes, des mesures, des plaidoyers…en faveur de la Paix sans la moindre condamnation des agresseurs. On dénonce les violences sexuelles tout en laissant la prise en charge de ses victimes aux ONGs et à l’ONU. On dénonce les violences sexuelles mais le déplacées sont si mal nourries qu’elles doivent aller chercher du bois en brousse où elles ne sont même pas protégées et se font régulièrement agresser sexuellement. On se plaint du chiffre de déplacés de guerre qui pourtant souffrent de la faim. Plusieurs fois les déplacés ont découvert que la nourriture leur distribuée, qui déjà est en quantité insuffisante, était impropre à la consommation. De nombreux déplacés ont déjà séjourné à l’hôpital pour avoir mangé de ces aliments périmés. On se plaint de la pandémie du SIDA alors que les personnes vivant porteuses de VIH n’ont pas accès aux soins au Nord-Kivu. A Goma l’impression est que des personnalités et des organisations se tapent de l’argent au nom des gens dont on ne veut pas trop améliorer le sort pour continuer à bénéficier. On en a simplement marre.
  3. Inaction devant la Destruction du tissus agricole et de l’environnement: le nordkivutien a l’impression que son agriculture est dans le collimateur des agresseurs. Les attaques sont organisées pendant les saisons culturales. Les gens sont obligés de changer de culture. Les légumes se font rares et trop de zones sont laissées aux mains de groupes armés sans raison valables. On peut voir ici tout un village sous la botte d’un groupe de moins de 10 maï-maï ayant 3 ou 4 armes et y régner des mois et des mois !!!!
  4. Un sentiment d’injustice budgétaire : la province sinistrée n’a reçu aucun appui budgétaire malgré la guerre. Les caisses de la province sont constamment au rouge. Le gouvernorat est réputé mauvais payeur. Cette province qui est la 4ème contributrice au Trésor Public est l’avant dernière au niveau de la rétrocession sur base du critère totalement illégal et anticonstitutionnel de la population comme de base de redistribution des recettes. Une approche qui décourage les efforts des uns et en font bénéficier ceux qui ne produisent pas. Une approche qui fait fi de la guerre. Plus grave encore cette rétrocession, très irrégulière et n’est même jamais respectée : malgré la guerre, le Nord-Kivu n’a reçu que 58% de la part maigre pitance qui lui a été injustement allouée en 2012 !!! Ceci est ressenti comme une injustice, même par les dirigeants de la province et les cadres de la majorité.
  5. Obsession Affairiste. Les Gomatraciens ont l’impression que la guerre est une sorte de vache à lait pour beaucoup d’officiels, civils et militaires : ils sont témoins de trop d’affairisme de la part des dirigeants nationaux et de leurs proches. Tous  ont les affaires qui ont le vent en poupe. Le Nord-Kivu vit sous le règne de la justice des riches, ce qui aggrave les conflits fonciers et tribaux.  Des officiers et des responsables sécuritaires ont même organisé des holdups dans des banques en plein jour et sont restés libres !!! Les « grands de ce pays» de tout bord et leurs familles sont dans toutes sortes de trafic, dans des sales coups, dans des détournements, dans la fraude…et ce sont ceux là même qui sont utilisés dans ces circuits obscurs qui en parlent à gauche et à droite !!!

Ainsi, beaucoup de ceux qui le jour crient à tue tête contre l’agression rwandaise tissent des solides relations d’affaires la nuit avec Kigali. La preuve est que le coltan et la cassitérite du Nord-Kivu passent par ce pays de la manière la plus officielle, avec un bien entendu minimum de traces dans le trésor public congolais. Symptôme : ce sont les agents de l’Etat, ceux des régies et non les commerçants de Goma qui roulent dans les plus belles voitures. Les fonctionnaires et les politiques construisent plus grand et plus vite que les businessmen. Les cadres se disputent d’être mutés à Goma et pour cause : tous qui parviennent en repartent riches pendant que la crise s’enlise !!!!  Cet affairisme est le résultat d’une erreur. En effet ceux qui pensent que tout est à vendre y compris l’avenir de leur pays sont des irresponsables et ce qui me rend si triste, c’est l’écrasante Majorité d’affairistes au sein même de la famille politique au pouvoir. Une domination qui facilite l’impunité, le blocage du contrôle parlementaire, le clientélisme et la corruption ; l’affairisme est une vraie gangrène au sein de la Majorité au pouvoir. Ici le plus grave n’est pas la délinquance mais l’identité, la formation et surtout le niveau de responsabilité des délinquants. Et c’est Goma que ce trouve l’épicentre. Toutes les petites affaires des trop grands messieurs transitent dans le coin. Ici on voit même ce que les ONGs et les onusiens font en coulisse, le jour comme la nuit !!!

  1. Un comportement peu convainquant : c’est depuis 2003 qu’on promet aux nordkivutiens une paix qui ne vient pas. On promet un courant toujours absent, on promet des routes qu’on construit ailleurs et les gens voient et entendent des choses étranges : Kinshasa accuse le Rwanda et les notables d’attiser le feu au Kivu, mais garde de très bon rapports diplomatiques avec Kigali et il continue à faire confiance à ces même notables pyromanes. Un pouvoir qui a une communication déroutante. En 2009, le pouvoir annonce avoir détruit 90% des capacités des FDLR pendant que ces derniers gardent encore des zones entières sous leur administration. En 2011 on confie 90% du commandement de régiments FARDC Kivu aux seuls ex CNDP qui peuvent accéder ainsi aux informations, aux décisions et aux moyens nécessaire pour leur sale coup : ils fragilisent facilement l’armée en début 2012 par des défections que dont même un enfant pouvait comprendre facilement l’agenda. Mais Kinshasa fait semblant de minimiser, qualifiant les faits de simple indiscipline. Même le fait que des milliers de congolais d’ethnie TUTSI sont incité à se rendre au Rwanda n’ouvre pas les yeux de Kin : on a confiance au « partenaire » rwandais. on annonce que le mouvement de défection au sein de l’armée est une simple indiscipline mais on stoppe les efforts des FARDC pour éradiquer les soi disant indisciplinés au point où ces derniers accèdent à la frontière et c’est alors qu’on sort la carte de l’agression. On affirme ensuite pouvoir balayer cette organisation mais c’est plutôt les rebelles qui occupent Goma, acculant Kinshasa à d’humiliantes négociations. Mais le fait qui a le plus choqué est la présentation, par le M23, de plusieurs 20 containers d’armes pimpant neuves et de munitions des FARDC. Personne ici ne comprend pourquoi cet arsenal n’a pas été déplacé puisqu’il y avait le temps de tout acheminer à BUKAVU ou juste de le confier à la garde de la MONUSCO.  Chose grave, les autorités militaires et politiques qui ont se sont soigneusement mises à l’abri ont abandonné 1000 tonnes d’armes de la République qui ont pris le chemin du Rwanda en plein jour. Cette grave affaire n’a jamais fait l’objet de la moindre explication. Avec une multitude de dossiers aussi graves où le peuple voit des choses non expliquées, les notables auront l’impression qu’on nous prend pour des imbéciles. Tout ceci entraine le mépris de la rue de Goma.
  2. Manque de culture d’amende honorable : Quelle que soit la conséquence de es actions ou de ses omissions, Kinshasa n’a jamais reconnu une faiblesse, et ne s’est jamais, jamais excusé. On se demande si le mot « excuses » n’est pas interdit dans notre classe politique. On a vu des militants de la Majorité et de l’opposition être molestés par leurs adversaires, on a vu des militants s’injurier, se battre, se blesser, il y a eu même des morts après les élections, parmi lesquels des civils et des innocents. Aucun candidat n’a présenté ses excuses. On s’en fiche !!! Au Nord-Kivu, le pouvoir a responsabilisé des infiltrés criminels  dans l’armée. Les anciens partons de l’armée rwandaise KAYUMBA et KAREGEYA l’ont confirmé encore cette semaine sur RFI. Ni Kinshasa ni Kigali n’ont contredit. Mais ni Kinshasa ni Kigali ne songent à présenter le moindre mot d’excuse aux nordkivutiens qui payent le pot cassé. En tenant à faire plaisir au Rwanda, on a mis tous postes stratégiques entre les mains de ces gens et ils ont tout mis sens dessus dessous sans être remplacés. Ils régnaient en maitres à Goma : holdup, trafics, indiscipline, injures…tout était accepté en regardant par terre. Nos vaillants officiers qui ont combattu ces bandits ont subi mille et une humiliation .Ces derniers ont commandé et se sont enrichi. Ils sèment la mort depuis 2009. Kinshasa n’a jamais dit le moindre mot d’excuse pour cette grave erreur d’appréciation dont les conséquences sont terribles. Tout monde reconnaît que les erreurs ont été commises en responsabilisant n’importe qui, mais personnes ne demande pardon au souverain primaire qui a perdu la vie. C’est incroyable comme manque de sens de responsabilité et comme arrogance !! On a organisé les opérations « Ruwenzori  » depuis 5 ans pour quelques mois et on a promis de mettre fin aux ADF/NALU. Quelle que soit la raison de la non réussite, Kinshasa devait ne fut ce que s’excuser devant une population qui souffre des représailles des ces bandes suite aux attaques insuffisamment puissantes de l’armée nationale. La zone a connu plus de 410 morts, plus de 600 personnes enlevées suite à l’enlisement d’une opération militaire et le pouvoir n’a jamais qu’il est désolé d’avoir si mal planifié !!!! Comment voulez vous que les ressortissants de Beni soient contents avec cette attitude unique au monde pour un pouvoir issu des urnes ? Le premier devoir de l’Eta était de nous protéger. Quelle que soient les menaces et leur origine, la mission du pouvoir était de les éradiquer. Il n’y est pas toujours parvenu. Ceci a fait souffrir le peuple. Un mot d’excuse aurait grandi notre pouvoir. Cette absence d’excuse est ici considérée comme de l’arrogance, si pas l’irresponsabilité, certains vont jusqu’à y trouver une forme de complicité. En tout cas on le dit et le pouvoir le sait. En voici les raisons dont une des plus graves est celle qui suit.
  3. Fréquente humiliations des notables Les propositions des notables du Nord-Kivu sur la crise sont souvent foulées aux pieds. Les récommendations de nos élus ignorées, les observations les plus pertinentes classées sans suite. Nous sommes opposés au mixage, celui-ci a continué et a été laissé comme tel malgré les massacres. Nous avons remis en cause les commandements de la zone. Nous avons demandé que les enfants du Nord-Kivu ne viennent pas y commander les unités…tout cela a été négligé et on se demande si on a un peu de considération pour nous.
  4. Enfin, le comportement du pouvoir face aux victimes de la violence est jugé léger. Les Gomatraciens ont vu toute la mobilisation autour de l’enlèvement de Madame Ingrid BETANCOURT par les FARC. On a vu comment la France s’est mobilisé pour Stéphane Taponnier et Martine AUBENAS. Goma a vu avec quel respect les corps des soldats français sont attendus à l’aéroport par les Chefs Suprêmes des Armées que sont les Présidents SARKOZY et HOLLANDE. On a vu Obama interrompre sa campagne électorale en 2012 suite à la catastrophe naturelle qui a frappé New York en 2012. On apprécié le fait que le Premier Ministre David Cameron a interrompu ses vacances suite à l’assassinat d’un soldat britannique. A Goma les choses sont différentes. Le pouvoir de Kinshasa a sa façon de faire les choses. Ainsi, plus de 8 mois après que Goma a subi l’occupation des rwandais, les autorités nationales ne nous envoient que des messages et de l’argent. Ceci est valable même dans l’opposition. Depuis, le Président de la République, le Premier Ministre, le Président du Sénat, le Premier Président de la Cour Suprême, le Procureur Général de la République, le Président de l’Assemblée Nationale, TSHISEKEDI, Kamerhe, MBUSA NYAMWISI…personne n’a daigné mettre les pieds à Goma. Hormis les responsables de la sécurité (ANR et DGM), de l’armée et ceux de la Police, le seul Chef d’une institution nationale qui nous avons reçu est l’Abbé BAHALA Président du CSAC qui a bien voulu consoler ses collaborateurs, les chevaliers de la plume. Il n’est pourtant pas le plus protégé. On attendait de voir des conseils de ministres s’organiser à Goma. On attendait une conférence des Gouverneurs : tout a foiré !!! Les congolais ne voient même pas un ministre à l’enterrement d’officiers supérieurs tombés pour la patrie. La télévision nationale ne brosse jamais leur portait. On cite juste des chiffres. Comme des faits divers. Les opérations se multiplient avec des milliers d’actes de bravoure sans la moindre cérémonie nationale de décoration !!! En plus, plus de 500 personnes ont été assassinées en mai dernier dans le MASISI, plus de 500 personnes ont été enlevées par les ADF/NALU et leurs alliés dans Beni sans que le moindre d’entre eux ne soit présenté à la télévision nationale. 3 prêtres ont été enlevés et il a fallu attendre 100 jours pour qu’un ministre national visite leur paroisse !!! Quand aux familles des personnes enlevées, elles n’ont jamais fait l’objet d’un quelconque reportage de la télévision nationale. Alors qu’ailleurs on parle chaque jour des fils du pays qui sont entre les mains des terroristes, Kinshasa n’a même pas demandé à l’ONU, à l’Union Africaine et à l’Union Européenne d’inscrire le M23, les ADF/NALU, CHEKA, HILAIRE, LA FONTAINE et le FDLR sur la liste officielle des groupes terroristes avant tout discussion sur la crise, ce qui aurait eu comme conséquence de modifier tout le reste et de soulager les victimes : rien de tout cela !!!

10. La crainte de voir la résolution 2098 ne pas être appliquée. En voyant la brigade d’Intervention se déployer et les FARDC commencer à repousser le danger autour de la ville de Goma, les habitants ont renoué avec un espoir vite tempéré par les rumeurs d’une annonce d’arrêts des hostilités et surtout les appels à une trève par l’ONU juste quand la Brigade doit commencer son travail. Ceci est ressenti ici comme un signe que les amis du Rwanda feront tout pour empêcher à la brigade de désarmer les forces négatives alors que les pourparlers ne peuvent pas changer le droit de l’Etat de contrôler son territoire, ni celui de l’ONU de l’assister dans cette tâche !!! Voilà ce qu’il y a et qui doit changer, que vous devez changer !!!

 

EXHORTATION : LA PATRIE, S’IL VOUS PLAIT CHERS FRERES, LA PATRIE !!!

 

En vérité, tout ce qui précède a été dit et redit. Les élus, la société civile, les églises, les organisations internationales…ont tous touché l’un ou l’autre aspect de ce qui précède. Devant l’impression de s’adresser à un mur, les Gomatraciens ont donc pris position : les politiciens, pour eux, ne valent rien. Ils ont ainsi décidé de prendre aux même des mesures le cas échant. Face à tout ceci, nous ne savons pas ce que pensent le pouvoir ou les services mais la conclusion des analystes de la Fraternité Patriotique sont formelles : le peuple du Nord-Kivu n’a jamais été aussi près de la révolte. Nous invitons chacun en ce qui le concerne de prendre les mesures qui s’imposent tout en soulignant qu’en ce moment, un soulèvement à Goma serait extrêmement dangereux pour le pays. En effet les autres villes ne tarderont pas à être contaminées et cette jacquerie, loin de résoudre la crise, ne fera que faciliter la tâche de nos ennemis. En vérité, un soulèvement fragilisant les institutions aggravera la crise. Les cas de la Tunisie, de l’Egypte et de la Libye nous ont en effet montré clairement que les soi-disant révolutions ne sont synonymique ni de démocratie, ni de stabilité, ni de prospérité. Il serait malheureux, voire immoral, que la course au pouvoir occulte la recherche des solutions. Sachez par exemple que les actuelles polémiques nous dégoutent ici à Goma où les gens meurent chaque jour quand vous vous adonnez à des joutes oratoires stériles. Ici nous ici on perd des gens, on nous prend nos terres et on viole nos sœurs. Et vous nous gavez de vos polémiques dont la basse finalité est de s’accrocher aux affaires ou de s’emparer du pouvoir. C’est honteux quand le monde entier nous aide et nous affichons de caprices de vedettes. Les autres refusent des micros aux uns, les uns veulent arracher les micros, les autres dérèglent les instruments….Les assises sont pourtant nécessaires car nous devons analyser l’état de la nation. Son comportement, ses forces, ses faiblesses. Nous devons trouver la formule pour une rédemption morale de notre élite. Nous devons nous interroger sur les responsabilités et les identifier courageusement, fussent-elles internes ou externes, individuelles ou collectives. Nous ne devons pas avoir peur des mesures. Si une situation exige une sanction, prenons là !!! Nous devons avoir le courage de tirer ensuite les conclusions les plus bénéfiques à notre Patrie et non chercher à faire nécessairement chuter vers ses intérêts. Il s’agit d’un moment hautement républicain que la nation ne doit pas se permettre de louper. Ici à Goma nous voulons sincèrement que les analyses et leurs conclusions soient logiques, mais aussi pratiques, non conflictuelles et applicables. On devait quitter ces assises avec une sorte de feuille de route pour la grandeur de la nation. Il est ensuite nécessaire d’avoir le courage de changer les normes, les méthodes et les hommes qui soit ne conviennent pas, ceci est une exigence nationale. Cependant, toute tentative de modification de notre actuelle Constitution avant 2016 sera perçu a Goma comme une agression.  Elle entrainerait des réactions de tous les patriotes à commencer par l’auteur de la présente. ON N’Y TOUCHE PAS !!! Ce serait une déclaration de guerre contre le peuple. Respectons d’abord intégralement cette constitution, ce qui n’a jamais été le cas !!!! Séparons les pouvoirs !!! Décentralisons !! Arrêtons les voleurs !!! Donnons 40% aux provinces !! Renforçons l’armée !! Rendons l’école gratuite !! Payons les gens !! Mettons les richesses entre les mains des congolais : nous attendons d’avoir des résultats qui vont faire respecter et non faire maitriser davantage l’élite congolaise. Toutes nuits nous avons, pendant 53 ans, peuplé ce sol : comment vivront centaines de millions à venir ? Une seule Solution: assurons désormais la grandeur de la RDC.

Dieu Bénisse le Congo !!!

 Jean-Louis Ernest KYAVIRO, Président de la Fraternité Patriotique.

 nguruwasingya@gmail.com

This entry was posted in Uncategorized. Bookmark the permalink.

4 Responses to Appel des patriotes de Goma aux concertations nationales : faites taire vos intérêts prives, mais faites parler ceux du Congo pour assurer sa grandeur !

  1. yves verreydt says:

    Félicitations !

  2. LLB says:

    Blog très très appréciable !🙂

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s