GRAVES VIOLATIONS DE DROITS DE L’HOMME AU NORD-KIVU

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Graves violations de droits de l’homme au Nord-Kivu, Est de la République Démocratique du Congo. Le M23 mis en cause dans un rapport des NU
Au cours de la conférence hebdomadaire de la Monusco, l’ONU a dénoncé des graves violations de droits de l’homme et du droit international humanitaire commises en novembre 2012 au cours des combats entre les forces gouvernementales et les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), dans la ville de Goma, dans le Nord-Kivu ainsi que lors de la retraite des Forces armées de la RD Congo (FARDC).

D’après ce rapport de l’ONU, lors de la retraite des FARDC vers la province du Sud-Kivu, il s’en suivi ces violations. C’est dans ce registre que le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH) a publie hier mardi 08 mai à Kinshasa et à Geneve, son rapport sur ces graves violations des droits de l’homme.

Dans son contenu, le rapport du BCNUDH présente les récits de victimes et témoins de viols massifs, de meurtres et d’exécutions arbitraires, ainsi que de violations résultant de pillages à grande échelle. Il indique également que les abus particulièrement systématiques et violents ont été commis par certains éléments des FARDC, alors qu’ils se retiraient des villes de Goma et Sake dans la province du Nord-Kivu et se regroupaient dans la ville de Minova et ses alentours au Sud-Kivu.

Les atrocités en chiffres

L’enquête de l’ONU a documenté 135 cas de violence sexuelle perpétrés par des éléments des FARDC dans la ville de Minova et ses alentours alors que les unités de l’armée battaient en retraite depuis les lignes de front. Parmi les victimes, figurent 33 jeunes filles âgées de 6 à 17 ans. « Des militaires des FARDC sont entrés dans des maisons, les ont pillées, et ont violé les femmes et les filles qui se trouvaient à l’intérieur, commettant également d’autres actes de violence physique dans de nombreux cas », ont rapporté les enquêteurs.

Alors qu’ils occupaient Goma et Sake, les combattants du M23 ont aussi perpétré des graves violations du droit international humanitaire, ainsi que des violations flagrantes des droits de l’homme. Des combattants rebelles du M23 se sont rendus responsables d’au moins 59 cas de violence sexuelle. L’enquête de l’ONU a également documenté au moins 11 exécutions arbitraires, des cas de recrutement d’enfants et de travail forcé, des traitements cruels, inhumains et dégradants et des pillages commis par des combattants du M23.

Une enquête judicaire a été lancée en décembre 2012, avec le soutien de la Monusco, la mission de l’ONU en RD Congo, et d’autres partenaires. Fin mars 2013, 12 officiers supérieurs ont été suspendus de leurs fonctions dans le cadre des incidents de Minova. L’enquête menée par les autorités judiciaires congolaises se poursuit ce jour.

Source : John Kambale

nguruwasingya@gmail.com

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